Bohol : Balicasag, chocolate hills et tarsiers

Bohol : Balicasag, chocolate hills et tarsiers

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Après Cebu, Apo island et Siquijor, on continue notre périple philippin avec notre dernière île des Visayas : Bohol. Ce ne sera pas notre île préférée en terme de paysages, mais on a fait de belles rencontres et des activités sympas.

Notre arrivée à Bohol

Après un trajet mouvementé, et plusieurs vomis (on a tenu bon nous !) depuis Siquijor on arrive à Bohol. On remarque tout de suite que c’est plus touristique et développé. On se rend compte rapidement que les locaux sont également moins adorables, bien que gentils quand même.

Arrivé au port, on attend pour récupérer nos sacs. Et là c’est le chaos total ! Même après plus de 4 mois en Asie on n’a jamais vu ça ! On attend tous derrière une barrière que l’équipage amène les sacs. Il n’y a pas de queue, aucun système d’organisation et tout le monde se pousse pour tendre son ticket et récupérer son sac. On se croirait dans une boîte de nuit en fin de soirée quand il faut récupérer son vestiaire mais entourés de chinois (l’angoisse donc). Oui parce qu’en plus les chinois, ils ont 7 valises chacun et ils n’hésitent pas à vous pousser (fort). Et ils crient aussi (fort).

Bref ça a duré bien 45 minutes à être collé comme des sardines (c’est qu’il fait chaud en plus aux Philippines. Bon je vous rassure, on n’a pas fait tourner les serviettes. Max tu sors.). Finalement certaines personnes passent sous les barrières pour récupérer les sacs parce que rien n’avance. Et là tout va plus vite. Olive va donc récupérer le sac de Max et cherche le sien. Mais après avoir fait 3 fois le tour des sacs elle ne le trouve pas. Pas de panique mon capitaine (un peu quand même, faut dire qu’on a toute notre vie là-dedans). Finalement le sac était encore à côté du bateau ou un certain nombre de sacs étaient restés. Ô l’organisation ! Après avoir perdu beaucoup de temps on sort enfin du port. Alléluia. 

On prend ensuite notre billet Bohol – Cebu pour le 16 janvier puisque notre billet d’avion est déjà réservé (trop prévenants les mecs). On négocie le prix avec le tricycle pour rejoindre notre hôtel sur la presqu’île de Panglao (300 pesos).

On a réservé un petit hôtel sur Booking qui apparement est un peu paumé mais vraiment pas cher. Bon finalement il est SUPER paumé et on guide le chauffeur de tricycle sur la fin (quand tu commences à guider un philippin chez lui, ça devient chaud). Le chemin pour accéder à l’hôtel est en super mauvais état et on a cru à plusieurs moments que le tricycle n’allait pas arriver au bout. Le pauvre chauffeur était bien dégoûté. On lui laisse donc un bon pourboire (vous voyez qu’on est pas SI radins) et on s’installe dans notre chambre. Les gérants sont sympas et on demande tout de suite un scooter, encore plus indispensable que d’habitude. Les prix sont plus élevés et nous payons 450 pesos, après négociations, la journée.

Encore une belle rencontre

Le lendemain de notre arrivée dans notre super hôtel (très) paumé, 2 françaises arrivent et elles aussi sont au bout de leur vie. On est tranquille dans notre chambre au 1er étage, et on entend au RDC, les françaises hausser la voix avec un anglais plutôt approximatif ! (dédicace à Stèph et Souaz quand elles liront l’article). On sent qu’elles sont au bout de leur vie d’avoir choisi cet hôtel.

Tel un chevalier, triomphant après une dure victoire, Max descend (putain y’a trop de mise en scène là). Il les rassurent et ces dames décident de rester. On leur parle de notre programme du lendemain et elles s’ajoutent au boat tour déjà réservé. On passera plusieurs jours avec ces 2 profs de sport bretonnes. Vous savez le genre de prof de sport qu’on s’imagine c’est-à-dire ultra motivé par le sport, par l’enseignement, qui fait plein d’activités et qui participe à ses cours de sport (plutôt que de rester en jogging à glander). On vous décrit celui que vous avez jamais eu en vrai ? Et ben voilà on est dans le mille Jean-Michel ! On s’est éclaté avec elles pendant 3 jours !

Que faire à Bohol ?

Alona beach

La plage la plus touristique mais elle reste belle et quand on est passé en speed, il n’y avait pas grand monde. Mais c’est sûrement dû au fait que c’était marée haute et en semaine. Il y a des clubs de plongée et des offices de tourisme si vous souhaitez réserver des tours.

Dumaluan beach

On avait lu que c’était une super plage, alternative de la touristique Alona. Elle est jolie mais quand on y était il y avait beaucoup d’algues et pas mal de vagues donc difficile de juger.

Balicasag, Virgin Island tour et Dolphins watching (800 pesos)

On se fait approcher pour faire un boat tour à Balicasag et Virgin Island quand on est sur Alona à beach. On était pas sûr de vouloir le faire parce que c’est très touristique et qu’en général les tours organisés on a du mal. On se laisse tenter quand même, même si on a un peu peur du « Dolphins watching » à 50 bateaux et que les animaux ne sont respectés. On négocie le prix à 800 pesos chacun tout compris.

Départ à 6h de Alona beach, avec un réveil à 5h15 (ça pique) le temps de s’y rendre en scooter.

Bon effectivement ce n’est pas de l’observation mais de la chasse aux dauphins. Il y a des dizaines de bateaux, avec tous leurs moteurs ultra super bruyants. On les voit de loin mais sincèrement on est mal pour eux et mal d’être CES touristes sur les bateaux. Ça confirme notre avis sur les tours organisés, en particulier dans des spots touristiques.

On s’arrête ensuite à Balicasag pour faire du snorkeling. On prend un plus petits bateaux pour se rendre aux 3 points.

C’est vraiment sympa et on aurait pu rester plus longtemps même si l’eau n’est pas très chaude. On voit même une grosse tortue.

On finit par Virgin island, qui est très jolie même s’il y a pas mal de gens.

Ce n’est pas si gênant puisque tout le monde s’étale et on ne se sent pas trop oppressé. Il y a des stands pour manger de la seafood.

Il y a des étoiles de mer et les chinois, majoritairement, les prennent dans les mains pour prendre des photos etc. Il y en a même certains qui se baladent tranquillement en tenant une étoile de mer dans la main. Ça fait mal au cœur. Dans notre bateau, pendant qu’on attend les derniers avant de repartir, on voit une femme qui veut monter avec une étoile de mer dans la main. Il n’en faut pas plus pour que Stèph réagisse et lui fasse comprendre qu’elle ne peut pas repartir avec. Olive en remet une couche. Elle finit donc par prendre une photo et la remettre dans l’eau (non mais !). Mais on sent qu’elle hésite à y retourner. Heureusement Stèph est bien située pour monter la garde.

On rentre sur Alona beach et il est déjà 14h alors qu’on devait rentrer à 12h.

Et là, en arrivant devant le scooter SURPRISE on voit une belle petite amende. Apparemment on avait pas le droit de se garer là, même s’il n’y a aucun panneau et d’autres scooters juste à côté du nôtre. Il faut donc aller à la mairie pour s’acquitter de 300 pesos (on est ravis) et présenter le bon de paiement à la police. Voilà, voilà.

Chocolate hills

On décide de faire un lever de soleil sur les Chocolate hills. Il faut environ 1h30 de route pour y arriver et on met donc le réveil à 3h50 pour partir à 4h avec nos 2 profs de sport préférées. On précise qu’on est le 14 février. Qui a dit que se lever en pleine nuit pour faire 1h30 de scooter ce n’était pas romantique ?

La route se déroule bien et il n’y a personne. Les paysages ont l’air beau mais il fait nuit (normal vu l’heure les cocos) donc difficile à dire. On arrive au point de vue mais c’est très nuageux et on ne voit rien du lever de soleil. On est ravis à ce moment là de s’être levé si tôt. Vraiment ravis.

On papote tranquillement et on mange nos bananes (précision importante) en attendant de parvenir à voir quelque chose. Après plus d’une heure le temps se découvre et on peut enfin apercevoir toutes les petites collines que forment les Chocolate hills. C’est magnifique et avec les nuages restants, l’ambiance en est mystique.

On aimerait bien monter au-dessus de l’une d’entre elles mais après plusieurs tentatives pour essayer de rejoindre celle où l’on croit voir un chemin pour atteindre le sommet, on est obligé d’abandonner et de rebrousser chemin.

On est arrivé trop tôt pour payer l’entrée et sur le retour personne ne nous dit rien donc on économise les frais d’entrée (c’est toujours ça mon ami).

On s’arrête mettre de l’essence et Steph et Souaz font vérifier leur pneu avant qui semble dégonflé. Effectivement elles avaient bien crevé. Une nouvelle rustine et on repart.

Twin Bamboo bridge (35 pesos)

Après les Chocolate hills, on enchaine avec le double pont en bambou. La route est magnifique avec plein de rizières et les Chocolate hills en fond.

Le temps se recouvre et on s’abrite devant les ponts en attendant la fin de la pluie.

Les ponts sont sympas et l’eau en dessous est sympa, même si ce n’est pas exceptionnel. Il faut payer 35 pesos par personne.

Zipline : Loboc Eco Tourism Adventure Park (400 pesos)

On avait repéré cette tyrolienne où on est placé tête en avant, en mode superman. L’expérience est vraiment sympa et la vue depuis la tyrolienne très belle.

C’est un aller retour donc il y a 2 tyroliennes à faire. Personne ne se démonte et on passe tous les 4 !

Quand tout le monde a une sale tête, pas de jaloux. 

Nuts Huts resort

On essaie ensuite de trouver un endroit où voir la rivière qu’on a aperçu depuis la tyrolienne :

Ensuite, on tombe sur cet endroit très reposant et joli où on finit par prendre le déjeuner. Bon les plats ne sont pas excellents mais l’ambiance vaut le coup.

Il suffit de descendre l’escalier. Attention le chemin pour arriver la bas en scooter est pentu et pas en bon état. On a laissé les scooters un peu plus haut et finit à pieds.

Tarsier Sanctuary

On choisit ce sanctuaire, situé à côté de Corella, puisque l’on voulait un endroit qui ne permette pas de toucher les tarsiers et qui soient attentifs au bien être de ces petites bêtes.

Parc que pour être petites Jean-Michel elles sont petites. On a les 4 étaient choqués de la taille de ces primates. Il faut savoir qu’ils peuvent tourner leurs têtes à 180 degrés puisqu’ils ne peuvent pas tourner leur yeux dans leurs orbites. Ce sont des animaux nocturnes, il faut donc faire attention à ne pas faire de bruit et surtout à enlever le flash pour prendre des photos.

Ils sont capables de faire de grands bons. Ce sont des animaux territoriaux et carnivores qui se nourrissent d’insectes notamment.

Attention le centre ferme à 16h. On est arrivés pas longtemps avant la fermeture. On est donc découvert les premiers tarsiers uniquement tous les 4.

Puis on a été rattrapés vers la fin par un groupe de chinois. Bon là vous nous voyez venir. Ils ont été trop bruyants, et ont cherché à beaucoup trop s’approcher des tarsiers pour prendre une photo. C’est limite s’ils ne poussaient pas les branches pour prendre leur selfie ! La guide tentait tant bien que mal de leur dire de ne pas faire de bruit et de ne pas approcher. C’est dangereux pour l’animal qui de peur peut se suicider (si si vous avez bien lu). Il ne faut surtout pas créer de situations stressantes pour lui. Mais bon ça ils s’en moquent. Du coup la guide leur dit aussi qu’ils peuvent mordre s’ils se sentent menacés et qu’ils peuvent transmettre des maladies. Encore une fois ils s’en foutent. Bref, la guide nous dira ensuite que ça arrive tout le temps et qu’elle a même essayer d’apprendre des phrases en chinois pour essayer de leur expliquer mais que rien ne marche. Désolant.

On finira cette grosse journée d’exploration par 2 poulets pour 4 (ils étaient tous petits, okay ?!), des bières, du rhum et de l’ananas. Quoi de mieux pour fêter la saint Valentin ?

Les bonnes adresses

Siez tourist in : très simple, complètement paumé avec un chemin en piteux état mais des gérants gentils (qui ne parlent pas bien anglais) et des nuits vraiment pas chers. On a payé 32€ pour 5 nuits dans un chambre privée avec salle de bain commune. Il n’y a pas de restaurant à proximité.

La familia : restaurant à Panglao city, qui fait des bons petits plats avec une carte bien fournie.

Le marché avant le pont pour rejoindre Pangalo pour acheter notamment des fruits. 

Panglao pier pour regarder le sunset.

2 sunsets, 2 ambiances.

Conclusion

On a passé de supers moments à Bohol. Nous n’avons pas exploré l’est de l’île, mais elle est moins touristique et vaut peut-être plus le coup. Maintenant, on se dirige vers Balabac. C’est parti pour 2 jours de trajets direction le paradis !

 

Après 6 mois 1/2 passés à en prendre plein les yeux et à se régaler en Asie, nous sommes de retour en France. Et nous n’attendons qu’une seule chose : le prochain voyage !

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