BALI – Munduk & les Cascades

BALI – Munduk & les Cascades

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BALI – Munduk & les Cascades
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Pour la premiĂšre fois depuis le dĂ©part, on dĂ©cide de prendre 2 journĂ©es off (bon d’accord la premiĂšre c’était surtout pour se remettre de la soirĂ©e de la veille, hein Max). Nous sommes actuellement au Cambodge (oui, on est en retard sur nos articles, on sait) et aprĂšs plus de 30 jours non stop ça fait du bien de se poser surtout qu’on adore la ville de Siem Reap. Bref (on s’égare vite), on va vous parler de notre passage Ă  Munduk.

Petit village situĂ© dans les montagnes au centre de Bali, on y a passĂ© quelques jours pour visiter en particulier les nombreuses cascades aux alentours. Pour nous il s’agit d’un passage obligĂ© si vous ĂȘtes Ă  Bali, notamment pour s’écarter un peu des endroits les plus touristiques et avoir un contact diffĂ©rent avec les locaux.

Quelques chiffres

  • 1 tremblement de terre
  • 1 serpent
  • 152 chiens et toujours plus de poules
  • 3 nuits dans une chambre de chambre de 7m2
  • 7 cascades
  • 1 scooter

Le trajet depuis Ubud avec une famille locale

Nous avons pris un chauffeur privĂ© (les bus ne sont pas aussi bien dĂ©veloppĂ©s que dans d’autres pays d’Asie) depuis notre guesthouse Ă  Ubud. En fait ce sera le mari de la gĂ©rante qui nous emmĂšnera. On les attendra 30min, puisque finalement elle viendra aussi pour aller rendre visite Ă  sa famille de Lovina avec leur bĂ©bĂ©, une petite fille absolument adorable nommĂ©e Bintang (oui comme la biĂšre, en tout cas c’est ce qu’on a compris. L’orthographe est certainement Ă  revoir quand mĂȘme).

Elle nous explique qu’à Bali quand tu te maries la femme doit suivre le mari, alors qu’à Java c’est l’inverse. Nous avons pu lui poser plein de questions sur la culture balinaise pendant le trajet puisqu’elle parlait bien anglais et l’échange Ă©tait facile. Olive a pu lui poser l’interroger sur la religion puisque c’est une partie intĂ©grante de leur quotidien. En effet, on peut voir des offrandes partout Ă  Bali, notamment dans la rue avec des encens. Cela donne un charme particulier Ă  Bali.

Ils sont extrĂȘmement tournĂ©s vers le respect. Elle nous a ainsi indiquĂ© qu’il y a 3 piliers au sein de l’Hindouisme : le respect et l’équilibre avec la nature et les animaux, avec les autres humains et avec les Dieux. Il y a beaucoup de Dieux dans cette religion, mais trois dominent, c’est la Trimurti hindoue reprĂ©sentĂ©e par : Brahma qui a le rĂŽle de la crĂ©ation, Shiva de la destruction et Vishnou de la protection et de la conservation du monde (trop d’histoire, Max s’endort).

Pour elle, et sĂ»rement un certain nombre de balinais, les catastrophes naturelles sont une consĂ©quence des excĂšs de l’Homme et il faut faire plus attention Ă  la nature et aux autres. C’est une notion que l’on ressent Ă  Bali mĂȘme si en parallĂšle le tourisme, qui a explosĂ© rapidement, a laissĂ© des traces notamment chez les locaux et leur façon de respecter ces engagements.

On s’arrĂȘte ensuite avant d’arriver, pour voir la vue sur le lac Danau Buyan et rentrer dans un spot ultra clichĂ© et touristique avec les fameux nids que l’on peut voir sur Instagram. Autant dire que l’on n’y serait pas allĂ© spontanĂ©ment. Mais finalement c’était agrĂ©able et un moment trĂšs sympa avec cette famille adorable.

Et que dire de la petite Bintang (qui a en fait 1 an) !? A croquer.

Ils nous déposent à Munduk et aprÚs un dernier coucou à Bintang nous leur disons chaleureusement au revoir.

Les cascades autour de Munduk

Notre nouvelle chambre est minuscule, mais de toute façon nous n’y passerons que les nuits et c’est propre donc on pose nos sacs, on met nos chaussures et on part Ă  la recherche des cascades les plus proches du village. En effet, c’est dĂ©jĂ  le dĂ©but de l’aprĂšs-midi et nous ne louerons le scooter qu’à partir du lendemain.

AprĂšs avoir mis le GPS et s’ĂȘtre retrouvĂ©s sur un petit chemin non identifiĂ© et avoir demandĂ© plusieurs fois aux locaux, on trouve enfin une cascade (bon d’accord ce n’est pas celle qu’on cherchait au dĂ©part). En fait, il semblerait que l’on se soit retrouvĂ© sur le chemin de la red coral waterfall qui permet d’accĂ©der Ă  3 cascades.

Max en profite pour tester les astuces des tuto cascades qu’il a regardĂ©. Voici quelques photos mais le plus impressionnant c’était quand mĂȘme la tĂȘte de Max, les yeux grands ouverts 😍 et la banane jusqu’aux oreilles 😃, quand il a vu le rĂ©sultat de ses premiĂšres photos.

Toutes les photos des cascades qui suivent nĂ©cessitent d’avoir un scooter et demandent de faire un peu de route et de marcher (enfin surtout de descendre et monter des escaliers) mais cela vaut vraiment le dĂ©tour.

Aling Aling Waterfall

Git git waterfall

Banyumala waterfalls

Sekumpfull Waterfall

Air Terjun Fiji (à cÎté de Sekumpul)

 

En revanche choisissez bien l’ordre dans lequel vous faites les cascades puisque si elles sont toutes jolies, certaines sont effectivement plus impressionnantes que d’autres. Si vous commencez par les plus belles, vous risquez d’ĂȘtre déçus par les autres.

Le prix « touriste » des cascades

Il faut savoir que toutes les cascades sont payantes. Alors oui, ça Ă©nerve surtout quand on sait que ce sont des sites naturels et qu’apparemment il n’y a pas de travail Ă  proprement parler des locaux. NĂ©anmoins il y a des « offices » qui font plutĂŽt officiels et il n’est pas trop possible de nĂ©gocier. Surtout que les prix tournent autour de 10 000 rp (0,58€) donc finalement en global ça reprĂ©sente peanuts (surtout si vous n’ĂȘtes pas backpacker mais en vacances).

L’exception c’est Sekumpfull waterfall puisque là effectivement vous allez vraiment avoir l’impression de vous faire rouler.

En effet, il y a plusieurs « registration » sur le chemin. On a dĂ» s’arrĂȘter Ă  plusieurs reprises et Ă  chaque fois ils voulaient qu’on paie un guide pour aller voir les cascades. Ils vous prĂ©sentent diffĂ©rents packs en fonction de ce que vous voulez faire : riziĂšres, waterslides, autres cascades, avoir le droit de se baigner (WTF!), etc… Les prix montent trĂšs vites en fonction de votre choix (400 000 rp et plus). Nous refusons et leur expliquons que l’on souhaite juste payer l’entrĂ©e et y aller seuls mĂȘme si cela signifie ne pas pouvoir se baigner. Ils refusent. Nous allons donc Ă  la prochaine registration, en espĂ©rant avoir un meilleur prix. En fait les diffĂ©rentes « registration » dĂ©pendent du lieu de dĂ©part et donc de la longueur de la boucle (allant de quelques heures Ă  une journĂ©e entiĂšre).

Arrivés au dernier Check point, on finit par craquer et aprÚs négociation nous payons notre guide local 100 000 rp chacun (boucle la plus courte).

Bon finalement notre guide était trÚs sympa et nous a montré les différents fruits et les caféiers sur le chemin.

De plus, si vous arrivez suffisamment tard Ă  certaines cascades il se peut qu’il n’y ait personne pour vous faire payer. Cela nous est arrivĂ© une fois (youhou 10 000 rp Ă©conomisĂ©s).

Les autres choses Ă  faire autour de Munduk

D’ulun danu temple, sur le lac Bratan. Il s’agit de l’un des temples les plus connus de Bali et certainement l’un des plus photographiĂ©s. Vous avez d’ailleurs certainement dĂ©jĂ  vu une photo de cet emblĂ©matique MĂ©ru (on fait genre on est cultivĂ©) Ă  onze toits. Nous n’avons pas eu de chance puisqu’il n’y avait pas d’eau tout autour, ce qui rend les photos beaucoup moins sympas.

Il y a Ă©galement la maintenant cĂ©lĂšbre photo devant ce qui semble ĂȘtre l’entrĂ©e d’un temple mais qui est en fait un golf. On voulait s’arrĂȘter sur le chemin (oui, on est aussi des gros touristes) pour prendre des photos mais il s’est avĂ©rĂ© qu’il fallait payer un « selfie ticket ». TrĂšs peu pour nous.

Le village de Munduk et les locaux

Le village de Munduk en lui mĂȘme n’a rien Ă  offrir et est d’ailleurs petit. Mais la population ici est tellement gentille et avenante que c’en est dĂ©concertant. La plupart ne parle pas anglais mais trouvent toujours le moyen d’échanger avec nous. Chaque personne croisĂ©e au dĂ©tour d’une rue ou d’un chemin nous a fait un Ă©norme sourire. Ils n’hĂ©sitent pas Ă  vous offrir quelque chose sans rien attendre en retour.

Lorsque nous avons fait faire une machine par exemple (15000 rp le kg avec repassage pour info), la vieille dame a absolument voulu nous donner des bananes alors que nous avions déjà payé. Nous aimerions bien avoir quelque chose à donner en échange dans ces cas là (non monétaire) mais sommes obligés de nous contenter de grands sourires et de « Suksma » (une des façons de dire merci en balinais).

Petite prĂ©cision importante il n’y a pas d’ATM (pour les vieux : comprenez distributeur automatique de billets) donc pensez Ă  retirer suffisamment avant ou quand vous avez le scooter. On s’est trouvĂ© bĂȘte quand aprĂšs un tour du village on a vu qu’on ne pouvait pas retirer et qu’on devait encore payer la chambre. Le personnel de la guesthouse ont donc gentiment emmenĂ© Max en scooter Ă  l’ATM le plus proche.

Autre info : il y a pas mal de chiens errants, comme dans le reste de Bali, mais on les a trouvé (un chouïa) plus agressifs ici donc faites attention.

Les bonnes adresses

Pour trouver des petits resto sympa, nous vous conseillons la rue « Jl. Pura Puseh », qui était juste à cÎté de notre guest house.

Nous avons testĂ© Warung heaven qui Ă©tait trĂšs bon avec un petit mec qui fait tout. Nous sommes arrivĂ©s un midi et on a appris ensuite que normalement il n’ouvre qu’en fin d’aprĂšs-midi. Mais il s’est dĂ©pĂȘchĂ© d’aller faire quelques courses pour pouvoir nous servir Ă  manger. C’est lĂ  que l’on peut se rendre compte de la gentillesse des Balinais qui n’hĂ©sitent pas Ă  se mettre en 4 pour vous rendre service.

Pour le sunset, on vous conseille Warung Classic (le premier de la rue), qui a une super vue et oĂč on mange trĂšs bien. En revanche, comme beaucoup d’endroits Ă  Bali, c’est rempli de français. Nous y sommes allĂ©s les 3 soirs et n’avons entendu parler que français. Mais le lieu vaut vraiment le coup.

Petites anecdotes (ou comment bien se moquer de nous)

  • Les petites bĂȘtes ne mangent pas les grosses

Faites attention puisqu’il peut y avoir des serpents vers les cascades et surtout vers les rochers qui sont en plein soleil puisque ces saloper***, euh serpents pardon, adorent ça.

ArrivĂ©s Ă  Sekumpful waterfall avec notre super guide, un couple assis sur un des rochers montrent quelque chose Ă  Max, qui Ă©tait devant et lui dise quelque chose. Olive qui n’a pas entendu demande Ă  Max, qui a arrĂȘtĂ© d’avancer (pas du tout suspect on est d’accord!) ce qu’il se passe et il lui rĂ©pond « rien, rien » (encore moins suspect bien sĂ»r). Il faut dire qu’Olive Ă  la phobie des serpents (quelle idĂ©e aussi). On a donc eu la CHANCE de voir un serpent se balader tranquillement devant nous pour aller se rĂ©fugier sous un autre rocher.

Le guide nous dit « no problem » (on se demande quand il y a un « problem » ici d’ailleurs). Il nous propose d’aller nous baigner et Max commence Ă  y aller. Olive reste bien sĂ»r perchĂ©e sur le plus haut rocher, Ă  l’affĂ»t du moindre mouvement.

Bon finalement (parce que Lara C. n’aurait jamais eu peur elle), elle rejoint Max dans l’eau en faisant bien attention oĂč elle met les pieds et en voyant des serpents un peu partout (parano vous avez dit?) (en mĂȘme temps quelle idĂ©e d’avoir autant de branches en forme de serpent!).

Ça vaut vraiment le coup puisqu’on ne se rend pas compte de la force de la cascade avant de s’en approcher.

  • Un rĂ©veil en douceur

Le matin mĂȘme nous avons eu un rĂ©veil assez surprenant. Vous ĂȘtes sĂ»rement au courant des tremblements de terre, qui ont touchĂ©s au mois d’aoĂ»t dernier, Lombok et Bali. Et le lendemain de notre arrivĂ© Ă  Bali (28 septembre), en Sulawesi avec malheureusement un tsunami qui a rendu cette catastrophe encore plus meurtriĂšre.

Nous avons ressenti le tremblement de terre du 10 octobre qui a fait 4 morts sur l’üle de Java, en pleine nuit. C’était impressionnant, surtout qu’au dĂ©but tu te rĂ©veilles mais tu te demandes ce qu’il se passe puisque tu as encore la tĂȘte dans le c** (on a d’ailleurs rencontrĂ© un français qui aprĂšs une bonne petite soirĂ©e s’est dit qu’il avait vraiment est trop bu pour que sa tĂȘte tourne comme ça, avant que son pote lui dise que c’était un tremblement de terre).

On a donc fait nos sacs au cas oĂč mais vu que personne ne bougeait en dehors des chiens et coqs qui n’arrĂȘtaient pas d’aboyer et de chanter. On s’est donc recouchĂ©. Il faut dire qu’en Ă©tant au centre, dans les montagnes nous n’avions aucun risque au niveau tsunami. C’était un « petit » tremblement de terre mais ça reste impressionnant et vu la rĂ©gion, si jamais vous ĂȘtes sur les cĂŽtes quand cela arrive, rĂ©fugiez vous tout de suite en hauteur. On ne sait jamais (pour le tsunami de Sulawesi les autoritĂ©s avaient levĂ© l’alerte peu avant que le tsunami ne frappe).

  • Larguer les amarres mon capitaine !

DerniĂšre anecdote mon cher Roger : Olive a quand mĂȘme dĂ» descendre du scooter pour que Max parvienne Ă  finir une montĂ©e parce qu’on Ă©tait trop lourds et que le scooter Ă©tait sur le point de s’arrĂȘter. On a bien fait rire les locaux (notamment le petit camion avec 10 personnes dans le pickup que l’on venait de doubler).

Bref, il faut arrĂȘter de faire les gros sacs les French World Lover.

 

Parce que du texte et des images c’est bien, mais qu’une vidĂ©o c’est mieux, voici notre petit montage rĂ©alisĂ© avec amour et tendresse !

Vous l’aurez compris, on a adorĂ© Munduk (Ă  se demander ce qu’on a pas adorĂ© Ă  Bali, hein!). Prochaine Ă©tape : Amed.

Kiss,

Actuellement en train de se régaler en Asie !

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