BALI – L’ascension du Mont Batur

BALI – L’ascension du Mont Batur

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Le mont Batur est un volcan actif au centre de Bali, dont l’ascension est réputée, particulièrement pour admirer le lever de soleil. Plus touristique que le mont Agung, certainement parce que ce dernier est beaucoup plus dur et long à grimper : il culmine à 3142m contre 1717m pour le mont Batur. Pour notre prochain voyage à Bali, on s’y colle (oui on n’est pas encore rentré et on pense déjà à revenir) !

La version la plus connue de l’ascension consiste à partir de Ubud ou Amed très (trèèès) tôt genre 00h30, faire la route, grimper, regarder le sunrise, prendre un petit déj et faire la route retour. En général le prix est de 300 000 roupies tout compris ce qui est pas mal.

Bien sûr on a pas fait comme tout le monde (on vaut mieux que ça, hum) et après les îles Gili on s’est dit que plutôt que de le faire d’Amed on irait directement au pied du mont Batur, ce qui nous permettrait de partir plus tard le matin et parce qu’on avait pas envie de faire les 5h de route à la suite pour revenir à Amed, qu’on avait déjà faite.

Le (super) trajet des îles Gili au Mont Batur

Le bateau depuis Gili T

Pas notre meilleur voyage (c’est le moins qu’on puisse dire Jean-Michel). On a mis 3h au lieu de 1h pour rejoindre Amed (whaaat !?) en partant de Gili Trawangan où nous avions passé quelques jours.

Depuis Gili T on doit passer par les autres Gili et au port de Lombok. C’est là qu’on a dû attendre 1h30 avant de repartir. On était plus que 3 clanpins dans le bateau et apparement il y a eu un contrôle de police et les mecs n’avaient pas tous les papiers (champions). C’était ultra frustrant de voir tous les bateaux arriver et repartir sans bouger et avoir aucune info. Mais on finit par repartir, ouf.

On attaque donc le trajet retour en se disant que c’est bientôt fini quand … (suspens) … le bateau ralenti et les membres de l’équipage se parlent fort d’un bout à l’autre du bateau. On a (presque) l’impression qu’il y a un problème. C’est là qu’on en voit 2 qui commencent à soulever des plaques à l’arrière du bateau pour vider avec des seaux l’eau qui s’était infiltrée (euhhh). Tout ça en pleine mer avec les mecs qui font des allers retours sans rien nous dire.

Ça dure un bon 1/4h et on finit par nous dire « no problem » (à croire que c’est leur phrase préférée ici). Bon, on parvient à repartir mais on a quand même hâte d’être sur la terre ferme.

La voiture jusqu’au Mont Batur

Enfin à Amed, 2h plus tard que prévu, on s’arrête avec nos gros sacs dans un petit resto (ça creuse le bateau). Un des mecs, ambiance rasta, vient parler un peu avec nous. Quand il apprend qu’on va en direction du mont Batur juste après il propose d’appeler un copain qui est driver pour nous emmener. On accepte mais on va attendre une éternité pour qu’il arrive et on finit par partir sans qu’il soit encore arrivés. On trouve un autre chauffeur et on commence ce nouveau trajet de quasi 3h.

Lorsqu’on approche de notre destination, le chauffeur nous demande de mettre notre GPS (euh okay) et n’arrête pas de nous demander combien de km il reste (t’en a marre on a compris). Il faut dire qu’il est 20h passées et qu’il a encore le retour. On finit par trouver le chemin menant à l’hôtel et il nous pose là, refusant de monter par cette « small road ». On finit donc le reste à pied avec nos gros sacs, et les torches de téléphone sans être sûrs que l’hôtel soit au bout du chemin (#loosers). Bon ça nous a quand même bien fait rire (on est positifs comme ça nous) parce qu’en plus il y avait des bruits suspects dans les buissons. On finit par arriver à bon port dans un hôtel vraiment sympa, après une journée vraiment longue passée dans les transports.

Un trek de 5h au Mont Batur

Après un repas au restaurant de l’hôtel, le gérant nous propose 2 itinéraires. Montée suivie directement de la descente ou montée suivi d’un trek sur les hauteurs du mont Batur. On choisit de faire le long parcours pour le lendemain : 5h de trek avec un réveil à 3h (là, ça commence sérieusement à piquer).

On se lève donc à l’heure (et ouais on est ponctuels) et on va petit déjeuner même si on a pas très faim. On nous distribue de l’eau et on attend les autres. En fait le départ est à 4h et autant dire qu’on aurait pu se lever plus tard. Mais bon on est motivé (toujours mon ami, toujours) et on est avec un couple de français et un groupe de 3 nanas avec qui on a parlé la veille qui sont vraiment cools et avec qui on aura bien rigolé pendant ce trek.

Il y a également d’autres personnes qui viennent avec nous mais ne feront que l’ascension et la descente du mont Batur. La plupart ne sont pas équipés pour un trek que ce soit au niveau chaussures ou vêtements (elles ont d’ailleurs bien eu froid en haut). Il faut en effet bien se couvrir parce qu’on est en altitude et tôt le matin. Il faut mettre plusieurs couches pour se découvrir pendant la montée (et ouais ça va transpirer) et se couvrir dès l’arrivée en haut.

Et évidement il faut des bonnes chaussures. De simples baskets ne sont pas l’idéal parce qu’elles seront trop lisses et le sol est glissant par moment (c’est un volcan quand même). On a quand même vu quelqu’en monter en converses.

On part donc tous entassés à l’arrière d’un petit camion. Le ciel est rempli d’étoiles et on passe tout le trajet la tête en l’air sauf Max qui est VIP à l’avant avec les guides (quel lèche-c** celui-là).

On commence l’ascension dès l’arrivée à un rythme lent avec des lampes torches fournies par les guides. On s’arrête rapidement pour faire une pause. En fait on va s’arrêter très régulièrement pour faire des pauses et ça devient frustrant. On passe à l’avant avec Max et après plusieurs pauses on demande si on peut continuer et les attendre en haut. On nous dit non une première fois mais après être collés au guide quand on monte il finit par nous dire de passer devant. Surtout qu’on attend à chaque fois les autres mais dès que les derniers arrivent on repart donc pas très cool pour eux non plus.

On finit par partir à notre rythme (donc au rythme d’Olive parce que Max est trop easy, obviously). Finalement, on arrive très rapidement en haut, surpris d’avoir déjà fini. En tout cas l’ascension du Mont Batur est accessible à tout le monde. On attend les autres pendant un 1/4h et les 3 guides nous emmènent à peine plus loin, où il y a moins de monde, pour regarder le sunrise.

Sauf que (bien sûr) il y a beaucoup de nuages et on ne voit rien. En plus on est en plein vent et il fait froid. On attend avec bon espoir que les nuages se dissipent. On se prend tous en photo devant le panneau pour bien montrer qu’on est arrivé en haut (geeenre) (et parce qu’il y a que ça à prendre en photo).

Pas un brin de vent en haut !

Malgré différentes danses et supplications, le soleil ne percera pas et on finit par avancer. Ceux qui ne faisaient que cette partie là doivent donc redescendre. Les 7 restants (encore et toujours des français) suivent donc les deux guides qui continuent le trek. On passe par des endroits ultra étroits, et celui du groupe qui a le vertige n’est pas à l’aise.

L’un de nos guides nous fait courir (ok on est que 3 à essayer) dans la descente. Autant dire que lui c’est un vrai cabri à courir et sauter partout, s’en est impressionnant. Il nous répétera très souvent d’ailleurs : « run and jump, mon ami ». A un moment, dans le creux d’un cratère il laissera tomber son sac qui commence donc à rouler vers le centre. On se demande ce qu’il fait et on se dit :

– « Il va quand même pas descendre en courant dans le cratère pour aller le chercher »

– « Ben non »

– « ahhh, ben si ! »

On s’arrête pour un 2e petit déjeuner cuisiné avec la chaleur du sol, créée par volcan (badass) : thé ou café, sandwich de bananes (bien sûr que ça existe) et œufs durs. Le soleil n’est encore pas au rdv donc on s’assoit tous au sol puisque les roches sont chaudes.

Vous remarquerez quand même qu’on a pas peur du ridicule chez les French World Lovers 

On reprend la marche pour monter et descendre à un autre cratère. Le soleil est enfin là, les nuages se sont dissipés et on peut enfin voir le paysage (oui parce que jusque là on ne voyait que nos pieds).

C’est absolument magnifique et même après la déception du lever de soleil on ne regrette pas un seul instant d’être là.

Cette deuxième partie du trek vaut vraiment le détour et il n’y a personne.

Le petit guide, Komang, nous lance un défi : détruire avec des pierres la tour de cailloux qu’il a construite. Personne n’y arrive, sauf lui (normal, il le fait tous les jours, non mais). On l’a vraiment adoré, il était très drôle, débordant d’énergie et tout le temps ultra souriant. Ils ont bien rigolé avec Max, on s’appelant constamment « mon ami ». Autant dire que le terme est resté et Max appelle même Olive comme ça maintenant (qui a dit que le romantisme était mort de nos jours !?).

On continue de descendre vers la partie qui était anciennement un village mais qu’une éruption a complètement rasé. Tout sauf le temple qui a été rebaptisé lucky temple depuis.

On court dans le sable de lave (si si c’est le nom scientifique) pour arriver en bas. On en a plein les chaussures mais c’est drôle (de vrais gamins).

On rentre à l’hôtel sur les coups de 9h30. Une douche, une sieste, et on prend un scooter pour aller explorer les environs. Bon autant dire qu’il n’y a pas grand chose à voir et on finit dans les sources chaudes (bon ok, on avoue, c’était notre plan dès le départ).

Le sunrise sur La Caldeira

On décide de rester une nuit de plus pour tenter un 2e sunrise (têtus vous avez dit !?). Le gérant nous conseille de faire plutôt la Caldeira pour être sûrs de ne pas être déçus deux fois. C’est une vue panoramique qui permet de voir le Mont Batur avec le lac et le mont Agung avec la mer au loin. Ça paraît plutôt alléchant et puisque c’est plus bas, la vue est quasiment toujours dégagée.

On opte donc pour cette option et le réveil sonne à 4h45.

Finalement on arrive un peu tard puisqu’on a loupé une partie des belles couleurs (bon on attendait surtout les autres qui ont trainé). En tout cas c’est un lieu à faire.

La vue est vraiment belle et il n’y a quasi rien à grimper. Ce n’est même pas un trek en soi si vous avez un scooter ou un chauffeur. On recommande donc de le faire si vous passez une nuit autour du mont Batur.

Les bonnes adresses

Notre hôtel : Bunluban Hill Hostel. Le gérant est très sympa et parle bien anglais. N’hésitez pas à passer par lui pour le chauffeur de vote prochaine destination ou les tickets pour les bateaux, il fait des bons prix.

On a mangé à l’hôtel, puisque c’était vraiment pas cher et bien plus pratique, donc pas d’adresse à partager niveau resto.

Conclusion

C’est plus pratique de faire l’ascension du mont Batur depuis Ubud ou Amed, et sûrement moins cher.

D’un autre côté, le long trek est vraiment à faire selon nous. Si vous pouvez passer une journée au Mont Batur : on vous conseille de commencer par le sunrise sur le Mont Batur puis d’aller admirer la vue depuis la Caldeira (ou pour un 2e sunrise si vous dormez sur place) et vous pouvez finir la journée aux sources chaudes.

Nous reviendrons pour tenter à nouveau notre chance pour le sunrise depuis le mont Batur ! (quand on te dit qu’on est têtu)

Pour une fois pas de vidéo (engueulez Max, c’est lui qui a eu la flemme de sortir son appareil photo ET le drone pendant le trek) !

Prochaine étape, les îles Nusa au sud de Bali !

Kiss,

 

BALI – L’ascension du Mont Batur
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Après 6 mois 1/2 passés à en prendre plein les yeux et à se régaler en Asie, nous sommes de retour en France. Et nous n’attendons qu’une seule chose : le prochain voyage !

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Commentaires (2)

  • Adèle

    Bonjour,

    Pourriez vous me dire avec qui vous avez réservé pour l’ascension du volcan Batur ?

    Merci

    • French World Lovers

      Bonjour,

      Nous avons réservé la montée avec notre hotel : Bunluban Hill Hostel. D’ailleurs c’est un super hotel et le gérant est très sympa.

      En espérant qu’il n’y ait pas de brouillard 🙂

      Bonne montée !

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